La tempête Trump : menaces, possibilités et impératifs

À l’image de nos trottoirs glacés, l’hiver 2017 s’annonce pour le moins glissant. La tempête Trump nous étourdira plus que jamais. Elle traînera avec elle la démagogie à outrance et la post-vérité dans sa forme la plus virulente, alors que les émotions et les opinions personnelles semblent désormais avoir davantage de poids que l’objectivité des faits.

Perdra-t-on pied avec la venue de ce style présidentiel nouveau genre? Dans quelle mesure serons-nous affectés par les décisions de celui qui ne cesse de susciter la controverse? Et si la façon de faire de Trump incitait certaines organisations et marques en quête d’attention à glisser jusqu’à emprunter des avenues malavisées?

Un étrange modèle

Souhaitons que les dirigeants sauront résister à la tentation d’imiter le nouveau chef d’État. Comment bâtir une relation de confiance lorsque mensonges délibérés et déclarations intempestives deviennent de vulgaires banalités? Après tout, un leader, qu’il soit à la tête d’une nation ou d’une entreprise, devrait peser ses mots pour ensuite assumer sa parole jusqu’au bout. En éclaboussant ceux qu’on considère comme ses adversaires, on doit s’attendre à se faire asperger à son tour. Ignorer les journalistes qui dérangent sans ressentir le moindre remord et nier la réalité lorsque celle-ci déshonore, n’est-ce pas plutôt ce qu’on pourrait caractériser de « Wrong! Wrong! Wrong! », pour paraphraser le principal intéressé?

Comme nous le savons tous maintenant, il ne faut plus sous-estimer l’influence Trump et aussi celle de ses partisans. La communication poubelle a visiblement déjà bien des adeptes. La question demeure : atteindra-t-elle notre profession? Si oui, qui se tiendra debout face au populisme d’entreprise? En attendant de connaître la réponse à cette question, allons relire nos codes de déontologie…

La prochaine année sera un test pour les communicateurs et leurs clients. Il ne faudra pas céder. Sinon, comme le disait Meryl Streep aux derniers Golden Globes, « Nous serons tous perdants. »

Délier la muselière

La victoire de Trump a trouvé sa source auprès d’une population importante qui se sent délaissée par les pouvoirs politiques et médiatiques traditionnels. Qui sait, la vague Trump se limitera peut-être à éliminer la langue de bois et le politiquement correct!

Toutefois, nous sommes bien conscients que, par la force des choses, la chaussée risque de demeurer glissante quelque temps (les hivers sont souvent longs, vous savez!). Mais si cette instabilité nous poussait à redoubler de prudence, à nous informer davantage, voire à nous impliquer et à prendre part aux débats?

Soyons optimistes un instant. Voici la possibilité pour les communicateurs de parler plus clairement, de manière directe et honnête en touchant le cœur des gens.

Plus que jamais en 2017, il sera important:

  • de parler vrai;
  • d’étoffer ses propos en s’appuyant sur des preuves;
  • d’avoir ou d’être un porte-parole crédible et humain;
  • d’écouter, vraiment.

En cette année charnière, la vigilance et l’ouverture d’esprit seront essentielles au succès des communicateurs.

CASACOM accueille Annie Paré comme vice-présidente principale

Annie Paré

Annie Paré

Nous avons le plaisir d’annoncer la nomination de Annie Paré, à titre de vice-présidente principale. En poste depuis octobre, Annie s’implique au sein des mandats de communication d’entreprise et d’affaires publiques complexes en plus de contribuer à la gestion de la maison de communication.

Annie apporte avec elle une solide expérience comme stratège en communication d’entreprise, en plus de ses grands talents de gestionnaire. Son arrivée parmi nous est une excellente nouvelle pour les clients et les employés !

« La réputation de CASACOM n’est plus à faire et son équipe est reconnue pour la qualité de ses conseils ainsi que la façon impeccable dont elle exécute les stratégies de communication qu’elle conçoit pour ses clients, a ajouté Annie. C’est un honneur de me joindre à une telle équipe de professionnels. »

Spécialisée en communication d’entreprise et gestion d’enjeux, Annie Paré a conseillé au fil des ans entreprises provenant de secteurs aussi diversifiés que les mines, le transport maritime, l’immobilier, les technologies propres, les services juridiques ou financiers. Depuis 2011, elle était directrice des communications pour la société Enerkem. Elle a œuvré au sein du cabinet de relations publiques Cohn & Wolfe Montréal de 2005 à 2011.

Reconnue par ses pairs, Annie Paré est aussi très impliquée dans le milieu québécois des relations publiques et occupe actuellement le poste de présidente de la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP). Elle possède un baccalauréat en commerce de l’Université McGill.

 

 

 

CASACOM réalise le nouveau site web de la société Les Ponts Jacques Cartier et Champlain inc.

Dans le cadre de son mandat triennal avec Les Ponts Jacques Cartier et Champlain inc. (PJCCI), CASACOM a réalisé un tout nouveau site web pour la Société visant entre autres à faciliter les déplacements des usagers qu’ils soient automobilistes, cyclistes ou piétons. Présenté dans un nouvel univers visuel, le site met de l’avant l’identité de PJCCI, soit celle d’un gestionnaire responsable d’infrastructures de transport, un pilier majeur de la mobilité et un acteur social et urbain soucieux de l’environnement.

« Au-delà d’un design revampé, nous souhaitions offrir une plus-value aux usagers en développant une solution numérique innovante pour tout appareil mobile », d’indiquer Gergely Maderspach, directeur, web et communications numériques chez CASACOM. « Avec notre client, nous avons développé un moyen de convertir leurs données exclusives et les transmettre aux utilisateurs grâce à un tableau de bord simplifié. »

Le site propose un tableau de bord aux fonctionnalités fort intéressantes : état de la circulation en direct, caméras de circulation, entraves actives sur le réseau et planification des travaux pour les sept prochains jours sur les ouvrages de la Société. Les automobilistes, camionneurs, cyclistes et piétons, pourront également choisir de recevoir des alertes SMS en cas de fermetures majeures ou d’interventions d’urgence.

« Le site permet aussi aux internautes de découvrir les infrastructures sous la responsabilité de la Société, à travers des anecdotes inédites et des fiches techniques, et d’en apprendre plus sur leur histoire », d’ajouter Brigitte Pouliot, directrice, communications intégrées de CASACOM.

 PJCCI

 

Grand Prix Strat 2015: les honneurs pour Croques-livres et CASACOM

Nous étions déjà très fiers de travailler avec la Fondation Lucie et André Chagnon et son formidable projet des Croque-livres, le premier réseau québécois de boîtes de partage de livres, conçu pour les jeunes âgés de 0 à 12. Or, depuis jeudi, nous sommes aux anges car ce projet a récolté  deux prix au concours Strat 2015, soit le Grand Prix en relations publiques et le Grand Prix de la soirée. Rappelons que le concours Strat d’Infopresse récompense les meilleures stratégies en communication-marketing. Voici ce que le jury avait à dire:

Grâce à une stratégie ingénieuse conçue par CASACOM, la Fondation Lucie et André Chagnon a suscité une réelle mobilisation autour de boîtes de partage de livres. Les défis étaient immenses: activer les communautés et les familles partout, dans une réalité aussi bien urbaine que rurale, en priorisant les secteurs défavorisés.

Crédit: CL Sicard

Crédit: CL Sicard

CASACOM travaille au projet depuis 2014.  Notre objectif était et demeure de créer un mouvement pérenne en faveur de la lecture chez les jeunes, et ce, partout au Québec.

L’équipe de CASACOM au lancement

Pour ce faire, nous avons consulté et impliqué en continu les partenaires, adopté un langage et une imagerie ludiques, créée des vidéos, dont une making of, de faire du site web, la centrale de la communication, de recruter des ambassadeurs pour l’événement de lancement, etc. D’ailleurs, à l’occasion du lancement du projet, en septembre 2014, les personnalités Jean-François Baril, Patricia Paquin, les sœurs Dufour-Lapointe, Brigitte Lafleur, Dominique Demers et Marc Hervieux ont toutes dévoilé leur Croque-livre d’adoption et leur organisme-partenaire.

Les Croque-livres ont généré un engouement immédiat. Un an après le lancement, plus de 250 boites sont installées dans plus de 120 municipalités partout au Québec. Et le mouvement continue!

 

Entrevue de Marie-Josée Gagnon avec Isarta

Isarta Infos publie une série d’entrevues réalisées avec des femmes travaillant dans le marketing et la communication au Québec. Voici une entrevue d’Aurore Le Bourdon avec Marie-Josée Gagnon, présidente et fondatrice de CASACOM.

Quel a été votre parcours avant de fonder CASACOM ?

À l’origine, je voulais être journaliste. J’ai fait des études en sciences politiques, et je travaillais à la pige pour des journaux pendant que je rédigeais mon mémoire. À 22 ans, je suis devenue l’attachée de presse de Jacques Parizeau : autant dire que ce fut une expérience incroyablement enrichissante, une formidable opportunité de découvrir la communication en étant 100% baignée dedans, si l’on peut dire ! Après 6 ans à exercer ce métier, j’ai occupé le poste de directrice de cabinet à la Délégation du Québec à Paris. J’y suis restée 2 ans, mais j’ai fini par rentrer au bercail : je savais que ma carrière et ma vie étaient ici, au Québec. En rentrant au Québec, j’ai effectué un remplacement d’un an à La Banque Laurentienne en tant que directrice des affaires publiques, ce qui m’a permis de découvrir une grande structure, mais aussi de réaliser que ce n’était pas ce que je voulais pour mon avenir professionnel. J’ai ensuite passé trois ans chez Axor, où j’étais vice-présidente des affaires corporatives. C’est dans cette firme que je me suis rapprochée de l’entrepreneuriat, parce qu’elle était dirigée par un entrepreneur, justement. Et puis j’ai eu un enfant, et là, ç’a été le déclic : il me fallait un emploi dans lequel je sois pleinement heureuse et accomplie. Je voulais que mon fils soit fier de moi et pour qu’il le soit, il fallait que je le sois moi aussi. Alors j’ai décidé de monter ma propre firme: j’avais besoin d’évoluer dans une structure solidaire, plus flexible. Et, depuis le 11 septembre 2001, date d’autant plus importante pour moi car c’est là que j’ai commencé à travailler pour CASACOM, je ne regrette pas mon choix.

Vous indiquez sur votre profil LinkedIn que votre vie ne se limite pas au travail : est-ce là, selon vous, la clé du bonheur ?

La clé, je pense, c’est d’avoir une vie personnelle et un métier pleinement satisfaisants. Bien sûr, parfois, l’un ou l’autre prend le dessus : par exemple quand, il y a un an, j’ai acheté une maison de campagne, ma vie personnelle a réellement pris une autre dimension. Et à l’inverse, lors du lancement de la campagne iögo, j’avais plus la tête au travail. Mais quoiqu’il arrive, j’essaie de compartimenter afin de pouvoir être totalement présente au travail comme à la maison. Si je travaille une ou deux heures le dimanche, je n’ouvre jamais aucun dossier le samedi – sauf en cas de crise. En RP, on doit toujours être éveillé professionnellement, c’est un métier très exigeant donc les moments de repos sont d’autant plus importants : ils me permettent de me régénérer pour être opérationnelle à 100%.

«La politique m’a permis d’acquérir une vision à 360 de n’importe quel problème »

Vos expériences sont variées : en quoi vous aident-elles aujourd’hui que vous êtes à la tête de votre propre agence ?

La politique m’a permis d’acquérir une vision à 360 degrés de n’importe quel problème, elle m’a donné comme des antennes. Grâce à cela, je suis apte à proposer des solutions globales à mes clients, et c’est ce qui compte pour eux, aujourd’hui. Ils sont de plus en plus exigeants concernant le retour sur leurs investissements, ils veulent le voir concrètement, et comprendre comment on va le leur montrer. Il y a de plus en plus de liens directs entre ce que nous faisons en cabinet et les ventes, car c’est ce qui parle aux clients, et c’est aussi satisfaisant pour nous.

Avez-vous ressenti des difficultés lors de votre carrière du fait que vous soyez une femme ?

Pas vraiment, d’ailleurs je pense que les irréductibles machos du travail ont presque tous disparu ! Mais tout de même, cela existe encore, de façon moins visible, plus sournoise peut-être. Il faut rester alerte.

«J’ai un rôle d’inspiration, qui implique que je sois à mon maximum, chaque jour»

Quelles qualités faut-il, selon vous, pour présider une agence de relations publiques ?

Il faut avoir le talent d’innover, de rallier et de convaincre d’une direction à prendre, c’est mon rôle le plus important. Au quotidien, la qualité qui me sert le plus est ma capacité à apporter au client une solution originale, créative et innovante à son problème. J’ai aussi un rôle d’inspiration: je dois toujours être au courant de ce qui se fait, des tendances. Donc je dois être à mon maximum, chaque jour, ce qui implique d’avoir une bonne hygiène de vie, bien dormir, faire attention à moi.

Si vous deviez résumer votre carrière en deux mots, quels seraient-ils ?

Travail et chance, car si je suis quelqu’un de très, très travaillant, je ne peux pas non plus faire abstraction de la chance et des opportunités qui se sont offertes à moi tout au long de mon parcours.