La puissance du direct

Direct, temps réel, sans montage… À moins que l’on se nomme Patrice Roy ou Sophie Thibault, ces termes peuvent donner le vertige ! Mais dans un environnement contrôlé et avec la bonne préparation, la vidéo en direct demeure un puissant outil pour rejoindre de manière authentique nos différents publics.

Les contenus vidéos règnent en rois et maîtres sur le web. Selon Cisco Forecast, 75% du trafic généré sur le web est aujourd’hui de nature vidéo et ce chiffre atteindra les 82% d’ici 2020. La preuve de leur impact pour transmettre les valeurs, la philosophie et l’unicité d’une organisation n’est plus à faire.

Si vous utilisez déjà la vidéo dans votre stratégie de contenu, avez-vous osé le direct ? En 2018, ces captations sont de plus en plus nombreuses à défiler sur nos fils d’actualité. D’ailleurs, les géants du web ont bien compris l’engouement pour le live et proposent désormais des outils, comme Facebook Live, Instagram Stories ou Youtube Reels, qui ont véritablement démocratisé la production de contenu en temps réel.

Des données parlantes

Laissons d’abord parler les données. Trois quarts des utilisateurs de Facebook regardent des vidéos en direct. Les Facebook live sont visionnés trois fois plus longtemps que les vidéos régulières et génèrent 10 fois plus de commentaires. Il s’agit donc d’un moyen efficace pour se frayer un chemin au travers des multiples contenus diffusés, tout en générant un fort taux d’engagement.

Les ingrédients d’un bon direct

Pour qu’un direct soit réussi, une dose de suspense et un soupçon d’inconnu sont clés. On doit donner de bonnes raisons aux internautes de poursuivre le visionnement. Buzzfeed l’a bien compris avec ce direct sur le nombre d’élastiques pouvant s’enrouler autour d’un melon d’eau avant qu’il n’explose ! Simpliste dites-vous ? Peut-être, mais il s’agit tout de même de l’un des Facebook Live les plus vus de l’histoire du réseau social, avec plus de 800 000 visionnement en simultané.

En relations publiques, on peut notamment réaliser un direct pour dévoiler le nouveau produit d’une marque, annoncer une association avec un porte-parole ou proposer une séance de « questions-réponses » avec les internautes.

Attention ! Le stress d’une diffusion en direct peut faire figer même le meilleur des ambassadeurs s’il n’est pas habitué à ce type de captation. Privilégiez l’embauche d’un animateur d’expérience pour mener le bal.

Authentique et interactif

Le direct présente un fort potentiel interactif. Il permet d’impliquer le public en posant des questions et en recueillant son niveau d’engagement, du « J’aime » au « J’adore ». Les plus audacieux demanderont même à leurs fans d’influencer le contenu du direct, en suggérant des actions aux internautes.

Certains utilisent même le live pour établir un contact plus intime avec la population. Ce fût le cas de l’Association de protection des animaux, qui a diffusé en direct une marche dans les rues de New York afin de présenter sa mission et offrir au public de petits chiots à adopter. Craquant et éducatif à la fois !

Proposer un direct, c’est un peu comme se jeter dans le vide. Mais on ne saute pas sans parachute pour autant ! Avec une préparation rigoureuse, on s’assure de faire vivre une expérience aussi actuelle qu’engageante à nos publics. Allez ! En ondes dans 5,4,3,2,1…

IMMERSION DANS LE MONDE DE L’INFLUENCE : ENTRETIEN AVEC PETITE & BOLD

Le marketing d’influence est à la mode. Cette tactique de communication permet aux marques de connecter avec les consommateurs par le biais d’une personne qu’ils estiment.

Résultat : les fils d’actualité des consommateurs sont de plus en plus envahis par des contenus commandités plus ou moins intéressants. Alors, comment une marque peut-elle se différencier par le marketing d’influence? La réponse est simple :  elle doit se rappeler la raison pour laquelle l’abonné suit l’influenceur. Et faire en sorte que son offre réponde à cette raison.

Pour en savoir plus sur le sujet, nous avez soumis quelques questions à la pétillante Josiane de Petite and Bold. Ayant créé son blogue en 2012, elle s’est rapidement aperçue que ce moyen de communication était plus qu’une façon d’exprimer sa créativité. Que se faisant, elle pouvait inspirer des milliers de personnes. C’est d’ailleurs ce qu’elle fait, jour après jour, sur son compte Instagram @PetiteandBold, par le biais de son blogue et de sa toute nouvelle boutique en ligne de décoration Maison Petite and Bold, conçue pour mettre de l’avant l’artisanat ouest-africain.

Pourquoi avoir créé Petite and Bold?
J’ai toujours été créative et le blogue était ma façon d’entretenir cette créativité et de m’évader. Les choses ont changé depuis mes débuts en 2012. J’ai grandi, j’ai une vision claire de ce que je veux que Petite and Bold soit maintenant, c’est-à-dire une plateforme inspirante tant sur le plan de la mode que sur le plan social. Pour moi, la mode est une façon de m’exprimer qui va bien au-delà de l’apparence. Je suis une créatrice de contenu noire africaine, et je suis consciente de l’impact que cela peut avoir sur l’importance de la représentation, ici à Montréal. J’ai souvent reçu des messages de femmes me disant à quel point elles étaient contentes de voir une personne de couleur noire évoluer dans le domaine du blogue québécois. Il est essentiel d’œuvrer à briser les concepts de beauté unique.

Décris-moi Petite and Bold en trois mots
Persévérante, compatissante, engagée.

Quelles sont les valeurs que tu recherches dans une organisation qui aimerait collaborer avec toi?
Ah… tellement de points. Mais en résumé, une compagnie qui prône la diversité ou du moins qui met des activités en marche pour être inclusive. Une compagnie qui me laisse avoir ma voix, créer selon mon style et est ouverte à des suggestions est aussi très importante. Pour moi c’est essentiel que mon blogue reste une réflexion de ma personne, alors j’apprécie les organisations qui viennent à moi avec des points précis à aborder, mais qui me donnent carte blanche pour y arriver. C’est toujours gagnant pour les deux parties à mon avis.

Depuis que tu as commencé ton blogue, quelle a été ta plus grande leçon?
Définitivement l’importance de rester authentique et d’avoir une vision claire pour sa plateforme. Cela m’a permis de garder la tête haute lorsque les choses n’allaient pas comme je voulais. Lorsque je comparais mon évolution à celle d’autres personnes et que cela me déprimait. Quand tu gardes en mémoire ce pour quoi tu le fais, c’est plus facile par la suite d’apprécier les succès des autres sans les envier.

Qu’est-ce qui t’a inspiré à ouvrir ta boutique d’accessoires pour la maison, Maison Petite and Bold?
Essentiellement mon désir de vouloir faire découvrir l’artisanat ouest-africain. Tous les articles (à part les affiches, celles-ci sont faites par moi-même) sont faits à la main par des artisans de mon pays natal, le Burkina-Faso. Ces personnes talentueuses travaillent fort chaque jour pour vivre de leur art. Leur habilité à créer des choses magnifiques avec leurs mains me fascine. Mon souhait c’est que Maison Petite and Bold grandisse, et me permette de bâtir des relations solides avec les artisans tout en pouvant leur offrir un canal de croissance économique. Chaque achat effectué en boutique a un impact sur eux et me rapproche du but.

Selon toi, comment se dessine l’avenir du marketing d’influence dans les prochaines années?
Je suis certaine (ou plutôt j’espère) que ce sera d’actualité pendant des années encore. Les entreprises prennent de plus en plus conscience du pouvoir d’influence que l’étudiante, la maman, la voisine de palier ou une sœur peut avoir sur son entourage. Je pense que les personnes qui resteront authentiques, qui sauront évoluer avec leur audience et qui apprendront à se réinventer pourront rester sur la toile pendant des années.

Finalement, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour le futur de Petite and Bold?
De garder cette passion du partage, de l’engagement et du désir de vouloir faire découvrir d’autres horizons au cœur de tout ce que j’entreprends. Et aussi de réussir à bâtir une communauté qui se soutient et qui s’entraide contre vents et marées.

Les vraies couleurs de Casie Stewart: entrevue avec une influenceuse

Casie Stewart est certainement l’une des personnes les plus authentiques que je connais! Créatrice de contenu primée, blogueuse art de vivre et experte des médias numériques, elle aide les marques à raconter leur histoire de façon inspirante. Entrepreneure créative, elle s’investit à titre d’influenceur, porte-parole, conférencière, directrice et consultante pour certaines des plus grandes marques dans le monde.

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Casie sur le sujet de la constante évolution du paysage numérique. Comment est-ce de collaborer avec des marques? Comment rester authentique dans l’univers retouché des médias sociaux? Comment intégrer les médias sociaux dans la stratégie d’entreprise?

 

Elle nous livre ses conseils et ses pensées avec le naturel qui la caractérise.

1. Comment l’aventure a-t-elle débuté?

Au départ en 2005, mon blogue était un journal intime sur ma vie, mes aventures, mes expériences, mes pensées et mes idées. Quand j’étais à l’université en Australie, j’avais un journal MSN Spaces qui me permettait de partager mes histoires avec ma famille et mes amis. J’ai ensuite migré vers MySpace, puis Blogger, WordPress et maintenant j’ai un site Internet WordPress que j’héberge entièrement mon contenu. J’ai lancé ma chaîne YouTube en 2006, joint Facebook dès sa création Twitter en 2008 et. Et j’ai un compte Instagram depuis des années!

2. Comment préserves-tu ton identité avec tous les changements dans l’univers des médias numériques?

Vous devez rester fidèle à qui vous êtes vraiment. Parfois, les blogueurs et influenceurs dépeignent une vie qu’ils ne vivent pas réellement. C’est difficile de remplir ces exigences que vous vous fixez vous-mêmes, et vous n’y arriverez pas si vous n’êtes pas naturel. J’ai entendu parler de jeunes qui veulent démarrer un blogue ou « devenir influenceur », mais on ne décide pas simplement « d’être influenceur »; l’influence résulte de FAIRE des choses qui permettent de gagner la reconnaissance, ou d’influencer les idées et les pensées des gens. Vous ne pouvez pas acheter votre place au soleil comme influenceur, car établir sa marque personnelle ou devenir leader d’opinion prend du temps.

Pour moi, l’authenticité est plus importante qu’un compte Instagram parfaitement organisé. Je pense que la meilleure façon d’être authentique c’est d’être soi-même et raconter des histoires, être un vrai humain. L’une de mes façons préférées de raconter des histoires est de partir à l’aventure et explorer de nouvelles choses. Je ne travaille qu’avec des marques que j’aime, que j’ai testées ou expérimentées de première main. Comment pouvez-vous partager votre opinion honnêtement sur quelque chose que vous n’avez pas essayé?!

3. Comment une marque peut-elle intégrer les médias sociaux dans sa stratégie commerciale?

Créer du contenu pertinent et cohérent vous fera faire un bon bout de chemin. Les médias sociaux peuvent être décourageants si vous n’avez pas de plan. Ça ne veut pas dire de tout planifier pour les six prochains mois, parce que les choses changent, mais ça aide d’être proactif plutôt que réactif. Les marques ont besoin d’avoir un esprit ouvert et de faire confiance aux gens qui savent quel contenu fonctionne pour leur public.

4. Que dirais-tu à ceux qui investissent sur une plateforme en particulier?

J’ai vu beaucoup d’applications aller et venir et je dis aux gens de ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier. Par exemple, Snapchat était très populaire jusqu’à ce que Instagram ajoute ses « stories » et des tas de gens ont cessé de l’utiliser. Je recommande d’avoir un site Internet pour faire vivre votre contenu dans un espace qui vous appartient, pour ne pas avoir à compter sur une plateforme qui n’est pas la vôtre. Il va toujours y avoir quelque chose de nouveau; innovez ou vous mourrez!

5. Quelles sont les erreurs courantes commises par les entreprises dans leur marketing d’influence?

Vous ne pouvez pas vous attendre à ce que les blogueurs ou les influenceurs écrivent sur votre produit ou votre entreprise en leur envoyant seulement un dossier de presse. La vie consiste à établir des relations, approcher un influenceur ou un blogueur et lui poser des questions sur la façon dont vous pouvez travailler ensemble. Apprenez à les connaître, lisez leurs blogues, regardez sur les réseaux sociaux et les médias, pour voir ce qu’ils font. Assurez-vous de faire vos recherches et que la personne est le bon ambassadeur pour votre marque.

6. Quelles personnalités de médias sociaux admires-tu?

Tiffany Pratt est une designer, styliste, auteure et personnalité de la télévision canadienne. Elle a construit sa vie autour de quelque chose qu’elle aime faire et j’admire cela. Casey Neistat est le meilleur YouTubeur, cinéaste, et co-fondateur de la société multimédia Beme, récemment acquise par CNN. J’aime ses vidéos et l’ambiance qu’il réussit à créer. Il vit sa vie au maximum et la partage au reste du monde. Andrew Gunadie – aka « gunnarolla » – est un producteur de musique et de vidéo ainsi que YouTubeur basé à Toronto. Son contenu est tellement amusant et créatif. Il fait beaucoup de partenariats avec des marques, mais tout est uniquement de lui. Ce que j’aime chez chacune de ces personnes, c’est qu’elles ont fait carrière avec quelque chose qu’elles adorent faire.

7. Quel est ton média social préféré?

J’aime Twitter, depuis toujours. Je l’utilise depuis 2008 et la plateforme a beaucoup changée, mais c’est là que j’ai le plus à partager et que j’ai beaucoup d’engagement. J’aime aussi les histoires Instagram parce que c’est instantané. J’aime partager les choses au fur et à mesure et je pense que les histoires Twitter et Instagram sont parfaites pour ça.

8. Sur quel réseau social passes-tu le plus de temps?

Difficile à dire, mais d’après les statistiques de mon téléphone, c’est partagé entre Instagram et Facebook. Cela dit, je vérifie toutes mes plateformes sociales assez fréquemment.

9. Quelle plateforme est essentielle à ta vie?

LOL. Je pourrais vivre sans toutes ces plateformes!

10. Quel est ton emoji préféré?

L’emoji en forme de cœur!

Partir 2018 du bon pied sur les médias sociaux!

Les entreprises allouent un budget grandissant dans les médias sociaux, que ce soit pour commanditer leurs publications ou pour créer leurs propres contenus écrits, vidéo, audio, infographiques ou autres. Tout indique que la cadence s’accélèrera en 2018.

Mais est-ce que les organisations verront les bénéfices suivre la courbe de leurs investissements? Certaines oui, d’autres non. Pourquoi? Parce que malheureusement, encore aujourd’hui, trop peu d’entreprises appliquent les bases d’une stratégie de médias sociaux efficace, dont voici trois fondements :

1. Voir plus grand. Loin d’être une fin en soi, les médias sociaux servent une fonction dans la stratégie de communication globale. Chaque plateforme (Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram, Snapchat, YouTube, etc.,) a une raison d’être spécifique. Toutes les activités qui s’y déroulent doivent servir ce but.

Pourquoi investissez-vous autant sur cette plateforme? Que souhaitez-vous obtenir? Quelle est la mission spécifique de telle page ou de tel compte? Voilà les questions à se demander (et à se reposer, au besoin) avant d’aller plus loin.

Ces objectifs sont trop souvent escamotés au profit de cibles tactiques telles que le nombre de « j’aime » ou les taux d’engagement. Une approche stratégique implique des objectifs liés aux affaires tels un taux de conversion, une augmentation de notoriété ou encore un changement d’opinion. L’évaluation de l’efficacité d’une campagne sur les médias sociaux se fait donc bien souvent à l’extérieur de ces plateformes.

2. Viser juste. Quels publics voulez-vous joindre exactement sur chaque plateforme? Est-ce que ce sont des influenceurs? Ou strictement des consommateurs? Ou encore une base d’adeptes élargie? L’approche et les mesures d’évaluation seront différentes.

Il faut définir des cibles avec des critères très précis. Ceux-ci devraient provenir de recherches ou d’entretiens réalisés auprès de votre public cible. En ce début d’année, assurez-vous d’avoir une idée précise des portraits des personnes (personas) visées par chacune de vos plateformes.

3. Soyez humains. Comment allez-vous communiquer sur les médias sociaux? Allez-vous laisser ce privilège à l’ « entreprise » ou aux gens qui font cette entreprise, soit les employés, les dirigeants, les clients, les membres? Si vous êtes un consommateur d’information sur les médias sociaux, quelle est votre préférence? Poser la question, c’est y répondre. En 2018, les entreprises qui voudront avoir un véritable impact sur les médias sociaux devront mettre de l’avant leurs meilleures ressource et miser sur l’authenticité.

En résumé, alors que l’année commence, et que la course folle de la création et de la production de contenu reprend de plus belle, arrêtez-vous. Posez-vous les bonnes questions pour rendre encore plus stratégiques et pertinentes vos activités sur les médias sociaux.

Prédiction #6- La résistance s’organise

Un groupe de résistants a fait son apparition marquée cette année : les médias dits traditionnels.

Cet automne, la conférence sur l’avenir des médias présentée par la Fondation pour le journalisme canadien a notamment rassemblé sur une même scène Michel Bissonnette (Radio-Canada), Guy Crevier (La Presse), Brian Myles (Le Devoir), Alexandre Taillefer (L’actualité), et Colette Brin (Centre d’études sur les médias).

Ensemble, ils ont évoqué l’importance de créer une alliance stratégique entre les grands groupes médiatiques canadiens, hier encore concurrents, pour contrer leur dépendance de plus en plus marquée envers les plateformes publicitaires étrangères. Guy Crevier a en effet révélé que 50 % du trafic sur les plateformes numériques de La Presse était généré à parts égales par Google et Facebook – avec les pertes de revenus publicitaires substantielles que cela entraîne inévitablement !

Alexandre Taillefer soutient pour sa part que les médias d’ici ont trouvé dans les plateformes publicitaires étrangères « un ennemi commun ».  Mais reste à formuler la riposte et comme dans toute chose, il n’existe pas de solutions miracles. On évoque des idées intéressantes, comme par exemple de créer des plateformes similaires à Facebook mais dans un contexte beaucoup plus près de nos réalités et préoccupations nationales. Ou encore un scénario où Radio-Canada délaisserait les revenus publicitaires, au profit des autres médias privés. Le diffuseur public national s’assurerait parallèlement de maintenir une structure de journalisme d’affaires publiques avec une forte capacité de couverture régionale, et dont les contenus pourraient être offerts à des partenaires média – sous une forme qui reste à définir, bien entendu.

Bref, pour nos médias traditionnels, l’inaction n’est plus une option et il faudra innover. C’est bien de survie dont il est question ici et cela nous ramène à l’essence même de la démocratie que d’avoir des médias en santé et un journalisme de qualité dont l’autonomie est préservée. Il est de notre responsabilité collective de contribuer à leur pérennité. Par ailleurs, aucune marque ne peut se priver de la crédibilité que peut apporter une couverture médiatique favorable !

En 2018, nous prédisons donc une plus grande conscientisation des achats publicitaires… et nous ne sommes peut-être pas si loin de voir apparaître le terme « achats publicitaires éthiques » !

Prédiction # 5 – IA rencontre RP

Le terme IA devrait se voir décerner le « mème » de l’année. Pas une journée sans qu’il ne fasse la une de nos médias. Il est vrai qu’avec des investissements record et les Google, Facebook et Microsoft comme joueurs, Montréal et Toronto sont en train de se tailler toute une réputation dans ce domaine, toutes les deux à leur manière.

Des développements récents de l’IA ont contribué à une hyperpersonnalisation des communications entre les marques et leurs auditoires. Tout cela se déroule à travers des technologies, entre autres l’apprentissage automatique, qui permettent d’assembler et présenter des messages appropriés selon une multitude de données analysées en temps réel. En combinant ces technologies qui accélèrent les processus analytiques à de fines stratégies de la part des spécialistes de la communication qui les opèrent, on obtient une formule gagnante. Les marques ont ainsi l’opportunité de répondre plus rapidement et avec beaucoup plus d’acuité aux besoins spécifiques et très variés de leurs clientèles et de leurs communautés.

En 2018, nous prédisons que les spécialistes de la communication marketing feront de plus en plus appel à l’AI afin de créer des relations personnalisées et durables pour leurs clients.